L’auteur

JEAN-PIERRE SIMÉON

Agrégé de lettres modernes, Jean-Pierre Siméon a enseigné à l’IUFM de Clermont-Ferrand. Il a parallèlement composé une œuvre variée : une quinzaine de recueils de poèmes mais également cinq romans, des livres pour la jeunesse et des pièces de théâtre. Il a collaboré à de nombreuses revues de création littéraires (Commune, Jungle, Faites entrer l’in- fini, Les Cahiers de l’Archipel, etc.).

Pour ces différentes œuvres, il a obtenu le prix Théophile- Briant en 1978, le prix Maurice-Scève en 1981, le Prix Artaud en 1984 pour Fuite de l’immobile, le Prix Guillaume-Apollinaire en 1994 pour Le Sentiment du monde, le Grand Prix du Mont Saint-Michel en 1999 et le Prix Max Jacob en 2006 pour Lettre à la femme aimée au sujet de la mort.

Il dirige la collection Grands Fonds chez Cheyne éditeur et a écrit régulièrement dans l’Humanité comme critique littéraire et dramatique. Pendant six ans « poète associé » au Centre Dramatique National de Reims, il l’est désormais au Théâtre National Populaire, à Villeurbanne, à l’invitation de son directeur Christian Schiaretti.

Il est également directeur artistique du Printemps des poètes.

Le résumé

 

Dans Stabat Mater Furiosa, l’auteur Jean-Pierre Si-méon pousse un cri, il alerte le monde et toutes ses guerres. Et pour cela, il se sert d’une femme, d’une mère; peut-être espère-t-il réanimer en nous nos « racines premières ». À la destruction, il oppose le sacré de la vie et la force de la poésie. 

Notes du metteur en scène

Dans un décor très épuré, constitué d’un sol ocre rouge, et d’un grand rideau transparent, sur lequel sont projetées parcimonieusement des images de guerre ou des mouvements abstraits de courbes qui s’entrelacent et se dissolvent au rythme de la musique et de la prière de la « mater furiosa », la comédienne traverse la scène, dessinant deux diagonales et un cercle concentrique qui accentue l’idée d’éternel recommencement de cette guerre qu’elle dénonce.
Annabelle Stefani interprète dans « Stabat mater furiosa » le rôle d’une d’une femme meurtrie par la folie des hommes de guerre, dont les mots résonnent dans nos têtes et dans nos corps, « tel un ressac, longtemps encore après l’avoir engrangé ». On se sent coupable d’être un homme de guerre ou de ne rien faire pour que ces atrocités prennent fin. Car la Guerre, contre laquelle elle s’insurge ressemble aux conflits d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

Cette femme accuse son père, son frère, comme pour dire qu’on est tous capables des pires choses. La « Stabat mater furiosa », s’élève, elle lance une prière, au nom de l’humanité, avec un grand « H », une prière sans dieu. Elle dénonce les atrocités des conflits déchirants ses hommes, et ses enfants, qu’elle aime. Elle regarde le monde d’en haut. Elle a compris. La « mater furiosa » énonce le Beau de l’humanité et dénonce les atrocités commises et à venir. Elle nous dérange, nous déstabilise.
La mise en scène et le son accompagnant la comédienne ne font qu’accentuer la gravité de ses propos. Le public à la fin de la représentation, reste silencieux, comme si la prière de cette mère l’avait conduit à une profonde méditation.
Cette « Stabat mater furiosa » ne prie au nom d’aucun dieu, elle est elle-même devenue divine par sa clairvoyance transcendante.

« […] Et si je prie c’est sans dieux
Si je prie c’est comme quand on dit : je vous en prie

c’est la vie que je prie
je vous en prie la vie et je ne sais pas de quoi je la prie mais je sais que la prière est lourde et noire […]»

Les paroles de la « Stabat mater furiosa » sont dures, mais on les écoute, on s’en empreigne, et on voudrait qu’elles nous servent de leçon.

 […]»

L'équipe

Texte JEAN-PIERRE SIMÉON

Mise en scène et scénographie KRISTIAN FRÉDRIC

Distribution ANNABELLE STÉFANI

 

Création lumière YANNICK ANCHÉ

Création musicale MARC ANDRÉ NICOLAO

Gestuelle langue des signes FLORENCE HAMAÏDE

Conseiller gestuelle THIERRY ESCARMANT

Création film DOMINIQUE PIOLLET

Photographe plateau JEAN-PAUL GUIMBRETIÈRE

Réalisation vidéo FRÉDÉRIC TRÉNEAU

Ils en ont dit…

 

« Scénographie sobre, projections vidéo ad hoc, impressionnantes mais jamais envahissantes, présence musicale et insertions sonores subtiles, et, surtout, une comédienne fougueuse, qui joue avec son corps, avec ses tripes, avec ses mains, avec ses larmes. « Effacer la douceur », « la voix seule contre le tumulte obscène » : elle le dit, elle le fait, tombe, se relève, fond dans un cri, se ressaisit, acharnée, toujours juste.» 

Denis Bonneville (Culture Actualité, Jeudi 09 décembre 2004 – Marseille)

Tournée(s)  :

 

2003 : 2 représentations

La Chapelle Oloron-Sainte-Marie

Molière Scène d’Aquitaine Bordeaux

2004 : 22 représentations

Les Docks de Cahors

Théâtre de Lenche à Marseille

2005 : 04 représentations

Théâtre Colisée à Biarritz

« Un texte d’une puissance rare, longue supplique au monde contre la guerre… Un décor réduit à sa plus simple expression : un petit carré de sable ocre, évoquant peut-être, ces déserts libanais où l’auteur a écrit son oeuvre, un habit noir pour Annabelle Stefani et partout, ce texte d’une force brute, dont la puissance poétique puise au coeur d’une réalité noire… » Thomas Méneret. (Sud-Ouest Pau Béarn, Samedi 08 mars 2003)

Extraits 3'30

« A Oloron-Sainte-Marie sur les murs d’une petite chapelle, une vierge au visage grave, comme imprégnée de tous les fracas des siècles. Sur scène, une femme, une racine indomptable, fait front, s’adresse aux guerriers de tous temps, de chaque parcelle de la terre. L’impérieuse, la velléitaire femme de Stabat Mater Furiosa est ici interprétée par Annabelle Stefani, […] qui porte cette écriture frémissante, tout à la fois vigoureuse et désespérée, avec une belle sincérité et une vibrante présence. Rentrée, souvent troublante, la comédienne fait jaillir d’elle, en nous, les rouleaux, la déferlante d’une parole qui affronte universellement, intemporellement la guerre. Un texte agissant tel un ressac, longtemps encore après l’avoir engrangé.» Aude Brédy (L’Humanité. 27-04-2003.)

STABAT MATER FURIOSA

de Jean-pierre Siméon  - 28 représentations  - Tournée française 

France

La production

 

Coproducteurs : lézards qui Bougent, Théâtre de Cahors- les Docks, Théâtre de Lenche à Marseille, Amis du théâtre de la côte basque à Biarritz.

 

Avec l’aide à la résidence de création de la Communauté de Commune-Piémont Oloronais.

 

Et le soutien de l’Office Artistique de la Région Aquitaine – Molière Scène d’Aquitaine

2005
2004
2003
Photos Jean-Paul Guimbretière

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