ARLETTY... 

comme un œuf dansant au milieu des galets

CRÉATION MONDIALE

2021/22

De Koffi Kwahulé

Mise en scène Kristian Frédric 

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Ils en ont dit...

Quel magnifique spectacle que cet “Arletty”.
Le texte bien sûr, de Koffi Kwahulé. Texte ciselé à la perfection, texte qui regorge d’inventions, de colères et de beautés rudes.
Texte bluffant car écrit par un homme pour une femme, ou chaque mot nous amène dans l’imaginaire du personnage avec justesse et précisions.
La mise en scène de Kristian Frédric, épurée, là un paravent avec un miroir, ici une malle ; a réussi ce pari de restituer toutes les intentions de l’auteur sans jamais nous perdre. Tout est fluide et compréhensible et plus l’on s’engage dans cette pièce plus on est porté par une émotion qui devient de plus en plus intense.
La comédienne enfin, Julia Leblanc-Lacoste, qui nous embarque dès les premiers moments, son sourire, sa gouaille, la palette de son jeu et sa manière de se mouvoir, tout chez elle sert majestueusement le texte, la mise en scène et bien sûr Arletty elle-même.
C’est fort, c’est intense et ça a la magie de ces pièces non-manichéennes, qui sont absolument universelles, pas besoin de connaitre Arletty ou sa vie pour se laisser totalement embarquer par ce spectacle qui allie à la perfection le moderne et le côté historique.
Sur le paravent est projeté de la vidéo, créée par Soo Lee et Youri Fernandez, là aussi c’est subtil, presque imperceptible mais suffisant pour habiller la mise en espace sans que l’œil ne s’en rende forcément compte.
Nous avions décidé au Lavoir Moderne Parisien de recevoir cette pièce durant la pandémie, mais nous voulons lui donner toute sa chance, c’est pourquoi, elle sera programmée six semaines à partir du mois d’octobre prochain.
Le Lavoir Moderne qui défend les écritures contemporaines, sera un écrin parfait pour que ce spectacle soit vu et rencontre le public qu’il mérite, dans un monde post-covid, certainement groggy et essoufflé, et qui aura bien besoin de ce genre de moment de grâce.

Julien FAVARD
Directeur Théâtre Le Lavoir Moderne

Arletty est une petite forme pour un seule en scène. Arletty est incarnée de belle manière par Julia Leblanc-Lacoste, parfaitement dirigée par Kristian Frédric qui a su faire une œuvre sobre et remarquablement juste.
Dans la veine des dernières productions de la compagnie Lézards qui bougent, le son et la musique sont présents tout au long du spectacle. Ils participent à la création d’un univers original accompagnant la narration en un parfait équilibre. Un cadre entourant un miroir est le support inattendu de vidéos, aux effets picturaux discrets qui se transforment peu à peu, et d’un beau portrait de Jean-Louis Barrault dont on entend la voix en cours de spectacle ainsi que celles d’Arletty et de Kristian Frédric.
Le texte de Koffi Kwahulé est limpide pour cet hommage émouvant à la grande Arletty et aux difficultés qu’elle rencontra à la Libération pour avoir privilégié l’amour.
Le spectacle est tenu de bout en bout avec une belle tension. Les grincheux pourraient s’interroger sur l’opportunité d’une pièce sur Arletty et pourtant il y a ici matière à tant de prolongements…
Une réussite !

Dominique Burucoa
Ancien directeur Scène Nationale du Sud-Aquitain

 

Qui est en face de nous ? Qui nous apostrophe et prend à témoin ? Arletty ? Son double à près de 80 ans d’écart ?

Là est la performance de l’artiste, du metteur en scène et de l’écrivain. Non qu’ils nous perdent, à quoi bon ? Mais ils nous interrogent.
Les amours, les rencontres, les déceptions, et l’amour. Le vrai, celui qui arrive une fois (ou deux ?) dans la vie.
Et qui parfois précipite dans l’abîme, comme celui d’Arletty pour Soehring. Car aimer passionnément un aviateur allemand pendant l’Occupation …


 

Julia Leblanc-Lacoste incarne une Arletty debout, qui relève la tête face à une sorte d’inquisiteur d’après-guerre qui la juge déjà, plutôt que d’instruire son affaire. Face à face oppressant, poisseux. La vie, l’amour, quelles qu’en soient les conséquences. Rien à justifier. Rien à demander pardon.
Mais Arletty n’est pas le seul personnage de la pièce. Il y a cette jeune actrice, interprétée par Julia toujours, qui aime aussi, et contrairement à Arletty, donnera la vie à un enfant. Elle s’interroge également sur la vie.
Monologue qui n’en est plus un et devient dialogue et confrontation, connaissant ruptures de tons et de rythmes, deux personnages incarnés obligent (trois avec le policier, résistant de la dernière heure suppose-t-on).
Julia sert de façon poignante le texte de Koffi Kwahulé. « Un cadeau » confie Kristian Frédric, ému, à l’issue de la représentation de la pièce en sortie de résidence, à la salle Quintaou d’Anglet ce samedi 20 février. Nous qui avons eu le privilège de découvrir la pièce, avons un peu de mal à quitter Arletty. Difficile de revenir à la réalité après tant d’émotions. Un peu sonnés et sous l’emprise de la magie du moment : il nous semble avoir subi l’interrogatoire, la déferlante haineuse qui s’abat sur une femme tondue à la Libération, la violence qui prend la place d’une autre violence, le piétinement constant des droits humains, mais aussi le bonheur d’une naissance annoncée.

L’équipe des Lézards a mis au point la bande son, les lumières, les vidéos, le décor d’Arletty. Un univers dépouillé, juste, sobre qui accompagne le jeu de Julia, sans jamais l’étouffer.
Au contraire, qui démultiplie les émotions créées par le texte et l’incarnation d’Arletty et de la jeune actrice. On a alors envie de la rejoindre pour une valse. La soutenir, consoler, et prendre sa défense pour une instruction et un procès que l’on voudrait plus équitables.

Et l’on a envie de rejoindre l’œuf dansant au milieu des galets ! Atmosphère !

Allande BOUTIN
Journaliste France 3

 

Présentation

"I'D RATHER BE HATED

FOR WHO I AM

THAN LOVED

FOR WHO I AM NOT"

KURT COBAIN

De nos jours, une loge de théâtre …
Alors qu’une comédienne se prépare à rentrer en scène pour interpréter Arletty… elle plonge dans un rituel de la mémoire par superstition…  « Je m’appelle Arletty, née Léonie Maria Julia Bathiat et je suis le baiser de la vierge et de la putain, une femme dangereuse donc. »
Au fur et à mesure de sa déambulation, nous découvrons le destin de ces deux femmes, qui veulent vivre leurs passions malgré le regard des autres.

Ce spectacle dresse le portrait de deux femmes affranchies : celui d’Arletty, au destin hors normes, prête à défier les plus hautes autorités pour imposer sa vision du monde libre, et celui d’une femme de nos jours qui veut vivre pleinement son identité.

Par son amour sacrilège pour l’occupant, Arletty oppose l’ordre individuel à l’ordre national : « Mon cœur est français, mais mon cul est international ». Elle, face à la Nation. Tandis que la locutrice affirme son amour à la femme qu’elle aime.

L’écriture charnelle, obsédante, saccadée de Koffi Kwahulé est servie par une scénographie “en réalité augmentée” de Kristian Frédric faisant voyager le spectateur aussi bien dans les pensées des personnages qu’à travers l’histoire du cinéma.

Notes du metteur en scène

Ce sera une loge sur un lieu de tournage, quelque part en Europe. 

Face à nous est-ce Arletty qui se confie ou une actrice engagée pour l’interpréter ?

Cette position schizophrénique de l’acteur est un axe passionnant pour traiter de l’ambiguïté de cette femme dans le monde qu’elle a traversé. Arletty, femme affranchie, arrogante, prête à défier les plus hautes autorités pour imposer sa vision du monde libre, une Antigone moderne face à la petitesse du jugement, une féministe avant l’heure mais surtout une femme libre ! 

Cette femme hors normes n’a rien à envier à toutes celles qui plus tard vont se dresser face au despotisme masculin à travers le mouvement Me too. Elle choisira à qui elle appartient, à qui elle s’offrira, malgré la bienséance populaire : « Mon cœur est français, mais mon cul est international » lancera-t-elle à la vindicte prête à la lyncher. 

 

J’imagine un lieu du monde où l’on se prépare à interpréter, où l’endroit des confessions intimes résonne comme une prière. Dans ce monde clos, les pensées transformeront la poétique de l’espace. Une loge, un mur de pierre et des fulgurances visuelles qui s’inviteront dans cette déambulation de l’âme. C’est en découvrant l’endroit magique du Lavoir Moderne Parisien que l’espace scénographique s’est invité à moi. J’imagine demander à des plasticiens visuels d’inventer ce mur comme une matière vivante, transpirante, pouvant d’un seul coup nous transporter dans des imaginaires. Non pas un mur des lamentations mais un mur du désir et du souvenir, comme si l’un et l’autre étaient liés à tout jamais. 

 

J’entends aussi certains de ses chants, comme des comptines qui se seraient immiscées, malgré nous, dans nos mémoires. J’y vois une femme vibrante, entière, dressée, telle une sculpture de Giacometti. Je ressens une mère que j’aurais aimé connaître et qui aurait pu malgré la société vivre ses contradictions. J’y vois en fait tout ce qui m’anime depuis des années : Vivre et croire à nos rêves, malgré le jugement de quelques uns, détenteurs d’un pouvoir dérisoire, et si peu ancrés à regarder les beautés qui veulent éclore.

Qui d’entre nous sera Créon ? Il serait bien prétentieux de croire être à jamais préservé de l’être. Face à la pureté

de l’amour, même interdit, ne doit-on pas faire évoluer nos regards ?

 

Kristian Frédric

 

“ Arletty est punk. Diamant brut, elle fait ses choix au gré fidèle de ceux qui l’émeuvent et sans souci de plaire ou de déplaire.
Quel que soit le prix à payer, elle ne se dédie pas, l’Amour en étendard.  
Arletty n’a rien à prouver à personne, jamais !
Elle habite profondément son corps, sa voix, sa vie, ce qui la rend incommensurablement unique. Elle est, ni plus ni moins.
“Je suis vivante c’est tout” répond, lumineuse et grave, Garance à Baptiste qui la trouve si belle dans Les enfants du Paradis.

Arletty est nécessaire !

Construire avec Kristian Fredric dans la matière organique, ciselée, philharmonique de l’écriture de Koffi Kwahulé, est tout simplement
le plus beau cadeau à faire à une comédienne. “

 

Julia

 

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Julia Leblanc-Lacoste / Comédienne

 

Formée au théâtre physique et à la méthode Grotowski, Julia Leblanc-Lacoste fait ses premières armes de comédienne au théâtre sous la direction d’Emmanuel Demarcy-Mota dans Dom Juan et au cinéma, sous le regard de Laurent Bouhnik pour le tournage de Select hotel. Elle traverse l’écriture d’Edward Bond, Feydeau, Mishima, Pasolini, Pinter, Fassbinder, Wedekind, interprète Merteuil dans Quartett de Heiner Muller et la mère dans J’étais dans ma maison et j attendais que la pluie vienne de Jean Luc Lagarce au théâtre de Vanves . Au Laboratoire de Formation au théâtre physique, elle entame une série de collaborations avec Benjamin Porée qui la dirige dans Démons de Lars Noren, Les Européens d’Howard Barker et l’intègre à Platonov au théâtre de Vanves puis au théâtre de l’Odéon-ateliers Berthier. Danseuse contemporaine, elle rejoint en 2018 le Groupe SUZANNE avec lequel elle interprète STATU, une pièce de 24 heures ininterrompues pour 10 danseurs à la Villette, et Regarder le soleil sous la direction de la plasticienne Adélaïde Feriot au Centre National de la danse puis au Palais de Tokyo. Au cinéma on la retrouve dans de nombreux courts métrages; le film d’Antoine Paley le gros et la pute et la chambre noire de Morgane Segaert, sélectionnés chacun dans plus de 60 festivals internationaux, lui ont offert des prix d’interprétation au Festival du court metrage d’Auch, au TMFF et au Festival du Film Fantastique de Menton 2018.

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Équipe artistique

 

Auteur                      Koffi Kwahulé

Comédienne              Julia Leblanc-Lacoste

Mise en scène/

scénographie             Kristian Frédric

Assistante écriture       

mise en scène             Marie Lecocq               

Stagiaire

mise en scène             Cassandra Le Riguier

Conception vidéo / 

univers Transmédia       Soo Lee 

                              et Youri Fernandez

Concepteur sonore       Hervé Rigaud

Concepteur lumière

et regisseur                 Yannick Anché

Régisseur son et vidéo  Frank Harriet

Accessoiriste               Sarah Brousse-Martinez

Construction décor       Atelier Lasca

Graphisme affiche       Thomas Ladret

 

Production

Producteurs : 

Cie Lézards Qui Bougent Fabrik Théâtre Opéra / Bayonne (64) 

 

Co-producteurs (à ce jour) : 

Cie Graines de Soleil - Le Lavoir Moderne

Parisien (LMP) (75) / La Ville d’Anglet (64) /

Le Toursky à Marseille (13)

 

Partenaires (à ce jour) :

La Ville de Bayonne,

Le Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques, 

La Région Nouvelles Aquitaine - Cultures

Connectées,

MVC Saint-Etienne (64)

ESCM de Bayonne (64)

Dômes Studio (64)

After Before - Pavillon 108 à Fumel (47)

Théâtre La Merise de Trappes (78)

Théâtre du Pont Tournant Bordeaux (33)

Le Petit Chien Théâtre Avignon (84)

Koffi Kwahulé / Auteur

 

Né en 1956 en Côte d’Ivoire, Koffi Kwahulé est à la fois auteur, essayiste, comédien et metteur en scène. Il a commencé sa formation à l’institut National des arts d’Abidjan, l’a poursuivie à l’école Nationale Supérieure des arts et des techniques du Théâtre de Paris (rue Blanche). Il a obtenu un Doctorat d’Études théâtrales à la Sorbonne Nouvelle Paris III.

Il est l’auteur d’une trentaine de pièces, publiées aux éditions Lansman, Actes-Sud, Acoria et Théâtrales, traduites en une vingtaine de langues, et créées en Europe, en Afrique, en Amérique latine, aux USA, au Canada, au Japon et en Australie. Koffi Kwahulé est Chevalier des Arts et des Lettres.

Il est également nouvelliste et romancier (Babyface, Ed. Gallimard, 2006, Grand Prix Ahmadou Kourouma, Monsieur Ki, Ed Gallimard et Nouvel an chinois, Ed. Zulma, 2015).
Grand Prix de Littérature Dramatique 2017 (Artcena) et Prix Bernard-Marie Koltès 2018 (TNS) avec L’Odeur des arbres (éditions Théâtrales). Il a reçu pour l’ensemble de son oeuvre le Prix Edouard Glissant (2013), le Prix Mokanda (2015) et le Prix d’Excellence de Côte d’Ivoire (2015).

CRÉATION

< 4-31 janvier 2021 / Bayonne (64)

< 1-15 février 2021 / Anglet (64)

 

TOURNÉE 2021/22

< 16 - 20 fév / Anglet (64)

Représentations Sortie de résidence / Réservées aux pro

< 6 oct - 14 nov / Paris (75)

< 16 nov / Trappes (78)

< 18 nov - 21 nov  / Bordeaux (33)

< 23- 26 nov / Marseille (13)

< 30 nov - 4 dec / Anglet (64)

 

<  juil 2022/ FESTIVAL AVIGNON OFF / Avignon (84)

Soit  72 représentations à ce jour

Dossier de présentation

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