ARLETTY... 

comme un œuf dansant au milieu des galets

CRÉATION MONDIALE

2021/22

De Koffi Kwahulé

Mise en scène Kristian Frédric 

© Record Eye

Ils en ont dit... ils sont unanimes !

(...) L’égérie du cinéaste Marcel Carné, inoubliable Garance des Enfants du Paradis face à Pierre Brasseur et Jean-Louis Barrault, à la gouaille légendaire, aux répliques cultes (le fameux « Atmosphère atmosphère, est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère » dans Hôtel du Nord), aux amours controversées dans une époque divisée est un magnifique sujet de théâtre dont Koffi Kwahulé s’empare avec appétit dans une langue à la fois exaltée et heurtée que porte avec ardeur la comédienne Julia Leblanc-Lacoste, peau diaphane, lèvres rouges, sexy et rock’n roll, révélation de ce seule en scène intense qui ne s’embarrasse ni de réalisme ni de psychologie.

 

Si la comédienne n’essaie pas d’imiter à outrance son modèle, Koffi Kwahulé n’écrit pas non plus un biopic chronologique. Les circonvolutions de sa langue nous entraînent dans les méandres des pensées et souvenirs d’une femme toute entière dévouée à l’art et à l’amour, croquant la vie à pleine
bouche, se souciant peu de l’opinion publique, des regards inquisiteurs et du qu’en dira-t-on. Kristian Frédric, à la mise en scène et à la tête de la Cie Lézards qui Bougent, traque l’ambiguïté au cœur même du personnage pour mieux nous déstabiliser. Son Arletty est une artiste face à elle-même devant le miroir de sa loge qui se retourne sur sa vie, son Arletty est une comédienne qui répète son texte avant d’entrer en scène, son Arletty est une femme d’aujourd’hui qui s’acharne à être libre contre les détenteurs de la morale. Son Arletty est dansante et charnelle, musicale, multiple et insaisissable au fond mais entière, gourmande, rieuse, amoureuse. En un mot, affranchie.


Marie Plantin – Sceneweb

https://sceneweb.fr/julia-leblanc-lacoste-dans-arletty-comme-un-oeuf-dansant-au-milieu-des-galets/

" (...) La comédienne tente le tout pour le tout pour exister dans ce monde et rester libre dans son corps, dans ses choix, dans ses goûts.

Mon cœur est français, mais mon cul est international. Arletty

Des extraits de films, des photos, des chansons et cet accent inimitable

Julia Leblanc-Lacoste n’est plus dans l’interprétation, mais l’incarnation. Une prestation si incroyable et intense qu’elle en devient inquiétante.

Je vois une femme vibrante, entière, dressée, telle une sculpture de Giacometti. Kristian Frédric

Arletty, mêlant jeu, son et musique est un spectacle bouleversant et passionnant. Ce spectacle contient tant d’inventivités et de références qu’il faut plusieurs minutes pour en sortir et se dire

« Qu’elle merveille ! »

Bonfils Frédéric - Foudart

www.foudart-blog.com/post/arletty

" [...] Un écrin pour une artiste hors-norme
Dans la très belle mise en scène et scénographie, remplie de clins d’œil subtile aux grands rôles qu’incarna au fil de sa carrière la comédienne, de Kristian Frédéric, la jeune et talentueuse Julia Leblanc-Lacoste s’empare de l’espace scénique et du texte, les faisant vivre par l’intensité de son interprétation. Vêtue d’un combiné-gaine des année 1950, sans jamais forcer le trait, avec ses dents du
bonheur, sa frimousse malicieuse, sa gouaille, elle a une sacrée gueule d’Arletty. Et elle nous a bouleversé !

Frédérique Moujart - SNES

https://cultures.blog.snes.edu/publications-editions-culture/culture/actualite-theatrale/arletty-comme-un-oeuf-dansant-au-milieu-des-galets/

"Kristian Frédric met en scène Julia Leblanc-Lacoste pour une traversée schizophrénique de l’amour au goût d’opprobre sur la partition fulgurante de Koffi Kwahulé. [...] 

La comédienne enfile progressivement les pièces de son costume : de la guêpière à la robe sage, elle passe de l’amoureuse insolente et offerte à la bourgeoise présentable et retenue, sachant qu’en ces affaires comme en beaucoup d’autres, seule la voilette fait la respectabilité. Le texte de Koffi Kwahulé rend hommage à la verve et à la fierté canaille de la « gueule d’atmosphère » du canal Saint-Martin, putain stylée au renard insolent qui porte le crachat des résistants de la dernière heure comme une rosette. Arletty et Julia Leblanc-Lacoste retournent des torgnoles à l’existence avec un aplomb désopilant et un humour qui a tout de la politesse du désespoir : on peut crisper la mâchoire face à la provocation de la passion assumée pour l’ennemi, mais on sourit forcément devant la force de ceux qui pensent que l’amour vaut mieux que l’honneur.

 

Catherine Robert - La Terrasse

https://www.journal-laterrasse.fr/arletty-comme-un-oeuf-dansant-au-milieu-des-galets-de-koffi-kwahule-mise-en-scene-de-kristian-fredric/

Marseille. Fascinante « Arletty… Comme un oeuf dansant au milieu des galets »

Au théâtre International Toursky, Koffi Kwahulé, ressuscite Arletty dans une mise en scène de Kristian Frédric, un spectacle époustouflant porté charnellement par une comédienne splendide, Julia Leblanc-Lacoste (…/…) « Comme un oeuf dansant au milieu des galets », un texte puissant, une comédienne fascinante, un spectacle sur

l’amour, sublime. Arletty, comme un oeuf dansant au milieu des galets ne se regarde pas comme n’importe quel divertissement, il se vit et prend aux tripes. Par le truchement d’une jeune comédienne se préparant à entrer en scène pour interpréter Arletty, Koffi Kwahulé dénonce l’humiliation, la nation bien pensante, le patriarcat, la schizophrénie, le pouvoir.

En défendant Arletty, il affranchit toutes les femmes.

 

Danielle Dufour-Verna - SORTIR

https://www.arts-spectacles.com/

" (...) L’histoire d’Arletty, Koffi Kwahulé choisit de la conter à travers une fiction qui mêle fiction historique et fiction théâtrale. Lorsque la pièce commence, c’est dans une loge de théâtre que nous nous trouvons. Y trône un grand miroir à maquillage entouré de lampes dont l’éclat se fera éclairs des tirs de guerre qui se déroulent au moment où les combats font rage dans Paris. Elles se modifieront aussi pour évoquer les instants du procès où Arletty est mise en accusation. Mais pour l’heure, ce n’est pas elle qui apparaît sur scène, mais la comédienne qui doit l’interpréter. Elle est en corset à baleines, signe des années 1940, mais porte sur les oreilles un casque dans lequel explose une musique tonitruante, punk comme la comédienne qui l’interprète a qualifié Arletty. Tout au long de la pièce, paroles d’hier et d’aujourd’hui alterneront sans autre transition que la lumière dont les stridences rappellent la violence à laquelle Arletty fut confrontée et le son qui nous parvient en « off » des accusations lancées contre la comédienne. Le miroir, ce sont les multiples reflets au travers desquels nous regardons Arletty : celui de la comédienne, une femme de notre époque, qui veut vivre pleinement son identité et reconnaît dans Arletty une part d’elle-même, ce désir d’aller jusqu’au bout, de s’assumer pleinement ; celui d’Arletty elle-même, cette femme altière, campée sur ses certitudes et les défendant jusqu’au bout ; celui dans lequel Koffi Kwahulé installe le reflet que l’écrivain dessine d’une femme libre ; et nous-mêmes, à la croisée de ces chemins. Une vision du monde dans lequel des femmes assument leurs choix qui vont de l’avortement ou des désirs homosexuels à la liberté d’aimer, des « vierges et des putains », des « femmes dangereuses donc »... mais ô combien enviables ! "

Sarah Franck - Artschipels

www.artschipels.fr/2021/10/arletty.comme-un-oeuf-dansant-au-milieu-des-galets.l-actrice-et-ses-doubles.html

"(...) Koffi Kwahulé a opté pour un titre métaphorique qui renvoie à la résistance de compression de la coquille d'oeuf qui cependant peut se fêler instantanément pour évoquer l'attitude exemplaire d'Arletty qui s'est refusée à toute repentance pendant cette période tragique.

Kristian Frédric assure avec acuité la mise en scène, et la scénographie judicieuse, de ce seul en scène fougueux émaillé de nombreuses citations dans lequel Arletty se dessine comme la figure tutélaire d'une une actrice d'aujourdhui.

Il est dispensée par Julia Leblanc-Lacoste comédienne à la belle palette dramatique et au jeu organique qui, certes, restitue le franc-parler, la gouaille et l'insolence de la protagoniste, mais surtout porte magistralement cet exercice d'admiration.

Martine Piazzon - Froggydelight

https://www.froggydelight.com/froggydelight.php?article=24916

"(...) Un seul en scène à la fois intrigant et captivant, porté par une comédienne époustouflante.

Une Arletty presque plus vraie que nature !

Bonheur également de découvrir Julia Leblanc-Lacoste, tout simplement épatante dans ce rôle. C’est une véritable mise à nu à laquelle elle se livre à travers ce monologue. Et on ne parvient pas à la lâcher du regard tant il y a dans son interprétation quelque chose de brut, d’habité, de sans concession. De rock’n roll aussi. Quelque chose d’Arletty finalement !Le texte très documenté de Koffi Kwahulé est dense, saccadé, ponctué d’effets de répétition et de ruptures de rythme. À des élans de colère succèdent des moments de douceur, de beauté, tandis que des instants de réflexion au présent se mélangent aux souvenirs dans une mise en scène sobre. Et c’est sur le paravent ainsi que sur le cadre du miroir de la loge qu’apparaissent des projections vidéo et autres effets lumineux assez discrets.

Deux femmes affranchies qui ne font plus qu’une

Les pensées de la comédienne dans sa loge interfèrent avec les souvenirs d’Arletty qu’elle veille à s’approprier en même temps que le texte, avant d’entrer sur scène pour jouer son rôle… Mais bien que parfois confus et déroutés, nous demeurons captivés par tant de talent.

Mélina Hoffmann  - L'info tout court

https://linfotoutcourt.com/critique-arletty/

"(...) L’Arletty de Koffi Kwahulé, l’auteur du texte, n’est qu’une boule de vitalité, de sensualité, qui vit pour l’amour et la jouissance sous toutes ses formes. Le personnage ne baisse jamais la garde et fait face avec une gouaille jetée à la face du monde, en revendiquant une liberté sexuelle avec des partenaires multiples et des amours lesbiens.


L’actrice s’engage totalement, muscles, talons, cou, peau de velours ; elle investit l’espace avec beaucoup de justesse. Ses ruptures mélodiques sont ciselées, de la bravade insolente à la grâce d’un léger pas de danse autour du coffre, les doigts caressant le tissu, le regard perdu dans les méandres de l’âme.

Grotowsky prônait un théâtre pauvre où seuls l’acteur et le spectateur étaient essentiels. Cette pureté résonne au Lavoir Moderne Parisien comme une respiration musicale sous les poutres de ce théâtre à la programmation atypique qui se bat pour attirer le public dans le quartier de la Goutte d’Or à Paris. Dans un écrin à bijoux, Julia Leblanc-Lacoste est Arletty, le rôle semble écrit pour elle.

Sylvie Boursier  - Double Marge Revue Littéraire

https://revuelitteraire.fr/arletty-au-lavoir-moderne-parisien/

Interview Julia Leblanc-Lacoste

Arletty - Radio IDFM Avec Julia
00:00 / 46:59

Revue de presse

" Ah, Arletty, Arletty ! À vous qui cherchez une “Atmosphère”, au Lavoir vous en avez le bon doublet…

Une jeune comédienne délurée rock’n roll déboule hurlante dans sa loge, casque audio sur les oreilles, en toute petite tenue. Elle sautille de la grosse malle métallique côté jardin au paravent / miroir rouge velours cadré d’ampoules, côté cour. C’est farouchement physique, mais sensuel et suggestif. Ce faisant elle s’imprègne ostensiblement de son personnage, pour mieux l’incarner. Vous l’aurez deviné, il s’agit bien de la scandaleuse Arletty. Et vous en apprendrez des choses sur cette femme libre, entière, de caractère, notoirement parigote, née à Courbevoie, mannequin, meneuse de revue, actrice. Femme épanouie et assumée qui n’a pas froid aux yeux, pendant la guerre elle aime à la folie un officier allemand. Ce qui l’amène à côtoyer les nazis, ce qui l’amène à être accusée de “collaboration horizontale” lors de la Libération, en conséquence de quoi elle va devoir subir interrogatoires, incarcération, internement et humiliations. Justifiés ou pas ? Telle est la question…

La vaillante Julia Leblanc-Lacoste est un feu-follet tourbillonnant. Ardente, vibrante, dansante, elle défend avec rage et passion la cause de la femme amoureuse, et prend à bras le corps parti pour toutes les femmes oppressées, opprimées, agressées, abusées. C’est fort et juste.

Mention particulière pour les vidéos projetées de manière sobre et subtile sur le paravent, qui surprennent agréablement et mettent bien en relief les moments marquants de fragilité ou de colère de la comédienne.

Avec cette pièce provocante, Koffi Kwahulé dévoile sans pudeur les aléas de la vie de celle qui fut tour à tour adulée, évitée, décriée, puis réhabilitée, celle qui osait dire « Mon cœur est français, mais mon cul est international ». Le texte, par ses convulsions, rappelle ainsi, aussi, le souvenir brûlant des femmes tondues. C’est très féministe et c’est réussi.

Car nul doute qu’aujourd’hui encore trop souvent, maintes femmes se retrouvent œufs dansant au milieu des galets…

Luana Kim - Regarts

https://www.regarts.org/Seul/arletty.php

" [...] Cette pièce est un véritable ascenseur émotionnel. Qu’on aime ou pas Arletty, qu’on la connaisse ou pas, la pièce ne peut pas nous laisser indifférents, et nous donne envie de se renseigner sur cette actrice encore bien présente dans la grandeur du cinéma et de ses films cultes. Elle a donné la réplique aux plus grands, parce-qu’elle était elle-même une grande artiste.
Je souhaite un bel avenir à cette très belle pièce et tout le succès qu’il mérite : bravo à la belle Julia Leblanc-Lacoste pour son seule-en-scène, c’est une belle prouesse, elle ira loin.
Merci Koffi Kwahule de livrer des textes aussi beaux et aussi justes, qui font honneur à la langue française.

Et bravo Kristian Fredric pour cette mise en scène aussi esthétique, à la fois pudique et osée.
Allez, je ne résiste pas: « Atmosphère, atmosphère, j’ai une gueule d’Atmosphère? ».

Silly Cassin - Nourritures Litteraistres

http://www.lesnourritureslitteraistres.com/2021/10/arletty-comme-un-oeuf-dansant-au-milieu-des-galets-de-koffi-kwahule.html

" [...]

Seule en scène, la comédienne, excellente danseuse et chanteuse, évolue et fait vivre ses personnages dans un décor minimaliste entre une malle qui renferme les vêtements dont elle s’empare pour incarner Arletty et un grand paravent de velours rouge avec un miroir central encadré de lampes. Sur le paravent sont projetés discrètement les portraits d’Arletty et de Jean Louis Barrault. Le miroir et les murs du Lavoir Moderne (magnifique lieu) reflètent et renvoient les multiples facettes des personnages faisant ressortir toute la sensualité et la liberté revendiquée de ces deux femmes.

Ainsi découvrons-nous que ce spectacle au titre mystérieux n’est pas uniquement un spectacle sur Arletty mais une interrogation intemporelle sur la force de la passion, la place des femmes, leur résistance et leur liberté.

Le jeu époustouflant de Julia Leblanc-Lacoste et la mise en scène excellente de Kristian Frédéric servant magnifiquement le texte de Koffi Kwahulé nous mettent et nous tiennent en éveil et c’est là toute la force de ce très beau spectacle.

 

Marie-Céline Nivière - L'oeil de l'olivier

https://www.loeildolivier.fr/2021/10/arletty-une-sacre-gueule-dartiste-esquisse-par-koffi-kwahule/

" [...]  POINTS FORTS

• Ce spectacle est fascinant. Dès les premiers mots, nous sommes confrontés à l'immense personnalité d'Arletty, avec sa liberté de ton, son indépendance d'esprit, son refus de se glisser dans le moule, son insolence invétérée devant l'ennemi. Elle revendique bien haut sa liaison et son amour pour un officier allemand.  

• D'entrée de jeu, nous sommes confrontés à une interprétation puissante, servie par une actrice qui a du coffre et qui se fond complètement dans son imposant personnage : elle en a les emportements, la rage devant l'imbécillité humaine et les interrogatoires insensés, la poésie aussi lorsqu'elle parle de son officier. Elle défie le monde entier. Elle est épuisante de vitalité.

• La comédienne ne fait qu'une avec son héroïne, et pourtant récupère par moments sa personnalité propre et entend interpréter sa mélodie à elle. Mais elle est littéralement habitée par Arletty au tempérament hors pair, qui ne lâche jamais rien et n'hésite pas à clamer lors des interrogatoires, avec sa gouaille inimitable : « mon coeur est français mais mon cul est international !  [...] QUELQUES RÉSERVES

Il n’y en a (seconde) guère (mondiale).[...]».

 

Anne-Marie Joire-Noulens - CultureTops

https://www.culture-tops.fr/critique-evenement/seul-en-scene/arletty-comme-un-oeuf-dansant-au-milieu-des-galets

Présentation

"I'D RATHER BE HATED

FOR WHO I AM

THAN LOVED

FOR WHO I AM NOT"

KURT COBAIN

De nos jours, une loge de théâtre …
Alors qu’une comédienne se prépare à rentrer en scène pour interpréter Arletty… elle plonge dans un rituel de la mémoire par superstition…  « Je m’appelle Arletty, née Léonie Maria Julia Bathiat et je suis le baiser de la vierge et de la putain, une femme dangereuse donc. »
Au fur et à mesure de sa déambulation, nous découvrons le destin de ces deux femmes, qui veulent vivre leurs passions malgré le regard des autres.

Ce spectacle dresse le portrait de deux femmes affranchies : celui d’Arletty, au destin hors normes, prête à défier les plus hautes autorités pour imposer sa vision du monde libre, et celui d’une femme de nos jours qui veut vivre pleinement son identité.

Par son amour sacrilège pour l’occupant, Arletty oppose l’ordre individuel à l’ordre national : « Mon cœur est français, mais mon cul est international ». Elle, face à la Nation. Tandis que la locutrice affirme son amour à la femme qu’elle aime.

L’écriture charnelle, obsédante, saccadée de Koffi Kwahulé est servie par une scénographie “en réalité augmentée” de Kristian Frédric faisant voyager le spectateur aussi bien dans les pensées des personnages qu’à travers l’histoire du cinéma.

Notes du metteur en scène

Ce sera une loge sur un lieu de tournage, quelque part en Europe. 

Face à nous est-ce Arletty qui se confie ou une actrice engagée pour l’interpréter ?

Cette position schizophrénique de l’acteur est un axe passionnant pour traiter de l’ambiguïté de cette femme dans le monde qu’elle a traversé. Arletty, femme affranchie, arrogante, prête à défier les plus hautes autorités pour imposer sa vision du monde libre, une Antigone moderne face à la petitesse du jugement, une féministe avant l’heure mais surtout une femme libre ! 

Cette femme hors normes n’a rien à envier à toutes celles qui plus tard vont se dresser face au despotisme masculin à travers le mouvement Me too. Elle choisira à qui elle appartient, à qui elle s’offrira, malgré la bienséance populaire : « Mon cœur est français, mais mon cul est international » lancera-t-elle à la vindicte prête à la lyncher. 

 

J’imagine un lieu du monde où l’on se prépare à interpréter, où l’endroit des confessions intimes résonne comme une prière. Dans ce monde clos, les pensées transformeront la poétique de l’espace. Une loge, un mur de pierre et des fulgurances visuelles qui s’inviteront dans cette déambulation de l’âme. C’est en découvrant l’endroit magique du Lavoir Moderne Parisien que l’espace scénographique s’est invité à moi. J’imagine demander à des plasticiens visuels d’inventer ce mur comme une matière vivante, transpirante, pouvant d’un seul coup nous transporter dans des imaginaires. Non pas un mur des lamentations mais un mur du désir et du souvenir, comme si l’un et l’autre étaient liés à tout jamais. 

 

J’entends aussi certains de ses chants, comme des comptines qui se seraient immiscées, malgré nous, dans nos mémoires. J’y vois une femme vibrante, entière, dressée, telle une sculpture de Giacometti. Je ressens une mère que j’aurais aimé connaître et qui aurait pu malgré la société vivre ses contradictions. J’y vois en fait tout ce qui m’anime depuis des années : Vivre et croire à nos rêves, malgré le jugement de quelques uns, détenteurs d’un pouvoir dérisoire, et si peu ancrés à regarder les beautés qui veulent éclore.

Qui d’entre nous sera Créon ? Il serait bien prétentieux de croire être à jamais préservé de l’être. Face à la pureté

de l’amour, même interdit, ne doit-on pas faire évoluer nos regards ?

 

Kristian Frédric

 

“ Arletty est punk. Diamant brut, elle fait ses choix au gré fidèle de ceux qui l’émeuvent et sans souci de plaire ou de déplaire.
Quel que soit le prix à payer, elle ne se dédie pas, l’Amour en étendard.  
Arletty n’a rien à prouver à personne, jamais !
Elle habite profondément son corps, sa voix, sa vie, ce qui la rend incommensurablement unique. Elle est, ni plus ni moins.
“Je suis vivante c’est tout” répond, lumineuse et grave, Garance à Baptiste qui la trouve si belle dans Les enfants du Paradis.

Arletty est nécessaire !

Construire avec Kristian Fredric dans la matière organique, ciselée, philharmonique de l’écriture de Koffi Kwahulé, est tout simplement
le plus beau cadeau à faire à une comédienne. “

 

Julia

 

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Julia Leblanc-Lacoste / Comédienne

 

Formée au théâtre physique et à la méthode Grotowski, Julia Leblanc-Lacoste fait ses premières armes de comédienne au théâtre sous la direction d’Emmanuel Demarcy-Mota dans Dom Juan et au cinéma, sous le regard de Laurent Bouhnik pour le tournage de Select hotel. Elle traverse l’écriture d’Edward Bond, Feydeau, Mishima, Pasolini, Pinter, Fassbinder, Wedekind, interprète Merteuil dans Quartett de Heiner Muller et la mère dans J’étais dans ma maison et j attendais que la pluie vienne de Jean Luc Lagarce au théâtre de Vanves . Au Laboratoire de Formation au théâtre physique, elle entame une série de collaborations avec Benjamin Porée qui la dirige dans Démons de Lars Noren, Les Européens d’Howard Barker et l’intègre à Platonov au théâtre de Vanves puis au théâtre de l’Odéon-ateliers Berthier. Danseuse contemporaine, elle rejoint en 2018 le Groupe SUZANNE avec lequel elle interprète STATU, une pièce de 24 heures ininterrompues pour 10 danseurs à la Villette, et Regarder le soleil sous la direction de la plasticienne Adélaïde Feriot au Centre National de la danse puis au Palais de Tokyo. Au cinéma on la retrouve dans de nombreux courts métrages; le film d’Antoine Paley le gros et la pute et la chambre noire de Morgane Segaert, sélectionnés chacun dans plus de 60 festivals internationaux, lui ont offert des prix d’interprétation au Festival du court metrage d’Auch, au TMFF et au Festival du Film Fantastique de Menton 2018.

Équipe artistique

 

Auteur                      Koffi Kwahulé

Comédienne              Julia Leblanc-Lacoste

Mise en scène/

scénographie             Kristian Frédric

Assistante écriture       

mise en scène             Marie Lecocq               

Stagiaire

mise en scène             Cassandra Le Riguier

Conception vidéo / 

univers Transmédia       Soo Lee 

                              et Youri Fernandez

Concepteur sonore       Hervé Rigaud

Concepteur lumière

et regisseur                 Yannick Anché

Régisseur son et vidéo  Frank Harriet

Accessoiriste               Sarah Brousse-Martinez

Construction décor       Atelier Lasca

Graphisme affiche       Thomas Ladret

 

Production

Producteurs Cie Lézards Qui Bougent Fabrik Théâtre Opéra (64)

 

Co-producteurs (à ce jour) Cie Graines de Soleil - Le Lavoir Moderne Parisien (LMP) (75) - La Ville d’Anglet (64) - Le Toursky à Marseille (13) - Julia Leblanc-Lacoste - Koffi Kwahulé - Kristian Frédric

Partenaires (à ce jour)

La Ville de Bayonne - Le Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques - La Région Nouvelles Aquitaine - Cultures Connectées - Communauté des Communes du Pays Basque - Dômes Studio - Louxor - Palais du Cinéma - Record Eye - la terrasse

lieux partenaires (à ce jour)

After Before - Pavillon 108 Fumel (47) - Le Petit Chien Théâtre Avignon (84) - MVC Saint-Etienne Bayonne (64) - ESCM de Bayonne (64) - La Merise Trappes (78) - Théâtre Du Pont Tournant Bordeaux (33) - Ville de Mourenx (64)

Koffi Kwahulé / Auteur

 

Né en 1956 en Côte d’Ivoire, Koffi Kwahulé est à la fois auteur, essayiste, comédien et metteur en scène. Il a commencé sa formation à l’institut National des arts d’Abidjan, l’a poursuivie à l’école Nationale Supérieure des arts et des techniques du Théâtre de Paris (rue Blanche). Il a obtenu un Doctorat d’Études théâtrales à la Sorbonne Nouvelle Paris III.

Il est l’auteur d’une trentaine de pièces, publiées aux éditions Lansman, Actes-Sud, Acoria et Théâtrales, traduites en une vingtaine de langues, et créées en Europe, en Afrique, en Amérique latine, aux USA, au Canada, au Japon et en Australie. Koffi Kwahulé est Chevalier des Arts et des Lettres.

Il est également nouvelliste et romancier (Babyface, Ed. Gallimard, 2006, Grand Prix Ahmadou Kourouma, Monsieur Ki, Ed Gallimard et Nouvel an chinois, Ed. Zulma, 2015).
Grand Prix de Littérature Dramatique 2017 (Artcena) et Prix Bernard-Marie Koltès 2018 (TNS) avec L’Odeur des arbres (éditions Théâtrales). Il a reçu pour l’ensemble de son oeuvre le Prix Edouard Glissant (2013), le Prix Mokanda (2015) et le Prix d’Excellence de Côte d’Ivoire (2015).

CRÉATION

< 4-31 janvier 2021 / Bayonne (64)

< 1-15 février 2021 / Anglet (64)

 

TOURNÉE 2021/22

< 16 - 20 fév / Anglet (64)

Représentations Sortie de résidence / Réservées aux pro

< 6 oct - 14 nov / Paris (75)

Lavoir Moderne Parisien

< 16 nov / Trappes (78)

La Merise-Trappes

< 18 nov - 21 nov  / Bordeaux (33)

Théâtre du Pont Tournant

< 23- 26 nov / Marseille (13)

Théâtre Toursky

< 30 nov - 4 dec / Anglet (64)

Théâtre Quintaou

< 18 et 19 janv / Mourenx (64)

 

<  juil 2022/ FESTIVAL AVIGNON OFF / Avignon (84)

Soit  75 représentations à ce jour

Dossier de presse

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